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Association Elus Locaux Contre le Sida

AFP : "Paroles et vies au positif": des échanges entre élus et séropositifs

Jeudi 23 Juin 2011

AFP : "Paroles et vies au positif": des échanges entre élus et séropositifs
"Paroles et vies au positif": des échanges entre élus et séropositifs

PARIS — Treize patients séropositifs racontent les problèmes de leur vie quotidienne à 13 personnalités politiques, dans "Paroles et vies au positif", un ouvrage réalisé à l'initiative de l'association Elus locaux contre le Sida (ELCS).

"Pourquoi, 30 ans après le début de l?épidémie, en France, est-il encore si difficile, voire impossible, pour les personnes touchées, de parler librement et ouvertement de leur séropositivité ?", se demande en introduction Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France et président d'ELCS.

Dans cet ouvrage, "il n?est question que d?une valeur, celle que certains refusent injustement et celle que l?on réclame: le respect de la dignité", ajoute-t-il.

Les discriminations au travail viennent au premier rang des doléances: l'employeur de Joël, conseiller commercial dans le secteur bancaire, a usurpé son identité pour connaître son état de santé; Flavie, qui a une pension d'invalidité, voudrait travailler mais n'intéresse personne.

Les politiques qui les interrogent - l'ex-secrétaire d'Etat Fadela Amara, Anne Hidalgo, première adjointe socialiste au maire de Paris, Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau Centre - semblent stupéfaits.

Laurent, qui a fait 25 ans de détention, évoque avec la députée communiste Marie-George Buffet la toxicomanie dans les prisons, où le taux de contamination, dit-il, est "six fois plus élevé qu'à l'extérieur", avec une seringue pour cinq détenus.

Coiffeur et homme d?affaires, Charles parle à Françoise de Panafieu, députée UMP de Paris, de ses projets de vie, mais il craint d'être reconnu sur la photo. Face à Juvenal, originaire du Burundi, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, estime qu'"il faut absolument que les personnes séropositives et malades soient respectées et considérées comme n?importe quel citoyen".

Anne-Laure, 22 ans et séropositive de naissance, note que le regard sur le sida n'évolue pas. Et pourtant, dit-elle au sénateur Dominique Voynet, "il est tout à fait possible, même en étant séropositive, de faire des projets d?avenir et d?avancer".

("Paroles et vies au Positif", 34 pages. Renseignements et version électronique sur www.elcs.fr)

Sur Internet :
■Le site des Elus locaux contre le Sida: http://www.elcs.fr/


SOURCE : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jzVhLbrqrSkqJuwqMSiw-u4uVPIQ?docId=CNG.03136579a194682a69504799cd647caf.211