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Association Elus Locaux Contre le Sida

Béthune candidate pour le label Ville engagée contre le sida - La Voix du Nord

Lundi 2 Décembre 2013

Ce dimanche, c’est la journée mondiale contre le sida. Vendredi soir, Jean-Luc Roméo donnait une conférence-débat sur le sida à la salle Olof-Palme. À cette occasion, Stéphane Saint-André a annoncé la candidature de la ville de Béthune pour le label Ville engagée contre le sida, décerné par ELCS (Élus contre le sida) dont le Béthunois Jean-Luc Romero est le président.


Le sida n’est plus la priorité pour Jean-Luc ROMERO « On le voit, ça ne déplace malheureusement pas les foules. Pourtant, c’est important d’en parler pour le dépistage, pour informer, pour l’ostracisation. Il y a encore beaucoup de contre-vérités. » Un seul exemple, éloquent et effrayant. 21 % des Franciliens pensent qu’on peut attraper le sida par une piqûre de moustique. « Ça pourrait faire sourire mais ça représente quand même une personne sur cinq et ça a été corroboré par d’autres études dans d’autres régions. »

La faible, pour ne pas dire, le manque de mobilisation autour de ce thème est paradoxale pour ce Béthunois, premier homme politique français à avoir révélé sa séropositivité au VIH, en 2002. « Il n’y a jamais eu autant de gens qui ont vécu avec le sida et ce n’est plus à l’agenda politique. Tout est paradoxal dans cette maladie Les progrès sont considérables, on peut vivre avec le VIH, mais les progrès sociétaux ne sont pas à la hauteur. » Jean-Luc Roméro évoque deux « gros » problèmes : la précarité et la discrimination « du début à la fin de la vie. C’est toujours difficile d’annoncer sa séropositivité à son futur partenaire. Difficile aussi d’annoncer sa maladie à son employeur. On a une grande chance de perdre son boulot. Difficile également de travailler ou vivre ailleurs.

Il faut savoir que 45 pays interdisent leur territoire aux personnes séropositives. Comme le Qatar qui va accueillir la coupe du monde de foot ou l’Australie. Et enfin, discrimination à la fin de la vie. SI le médecin met sur le certificat de décès VIH ou sida, la personne est également mise dans un cercueil et n’a pas le droit aux soins de conservation. Scientifiquement, ça n’a pas de sens ! »

Celui qui achève son 18e tour de France contre le sida termine sur une note d’optimisme. « On sait qu’aujourd’hui, la fin du sida en France, c’est possible, si on arrive à mettre tout le monde sous traitement. Mais pour ça, il faut des moyens. » Béthune a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice. Déjà adhérente de l’association Élus locaux conter le sida qu’elle subventionne « certes » faiblement, admet Stéphane Saint-André, elle est candidate pour le label Ville engagée contre le sida. « Nous allons parler un peu plus du sida, engager des actions de préventions », affirme le député-maire. « On veut créer un club de villes labellisées avec Annecy, Montpellier… pour qu’elles travaillent ensemble et réfléchissent sur leurs pratiques », précise Jean-Luc ROMERO.

Source : La voix du Nord 

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