ELCS
>> ELCS >> ELCS
Association Elus Locaux Contre le Sida

Billet #3 - AIDS 2014 du Président : L'activisme au cœur de la conférence

Jeudi 24 Juillet 2014

Billet #3 - AIDS 2014 du Président : L'activisme au cœur de la conférence

L'activisme au cœur de la conférence

 

La Marche des activistes est au cœur des conférences de lutte contre le sida, c'est le cas de toutes les conférences auxquelles j'ai pu participer : en Afrique du Sud, en Thaïlande, en Autriche … Cela a été encore le cas à Melbourne, même si l'on peut regretter, mais je l'ai déjà dit, le manque de personnnes. Je vais être honnête avec vous : cette marche, c'est à chaque fois un concentré d'énergie communicative. Être avec toutes ces personnes de tous les pays, ces militants unis pour la même cause, cela redonne de l'espoir. En fait, c'est cela cette manifestation : un creuset pour créer l'espoir. Un cri lancé à la face du monde pour affirmer nottre identité, nos croyances, nos revendications. Un cri qui, bien évidemment, mérite une réponse de la part des gouvernements, une réponse à la hauteur des défis !

 

Hasard du calendrier, après avoir été à la Marche des activistes, j'étais le soir à un  dîner donné à l'invitation des ministres fédeéaux de la santé Davis Davis et Jilian Skinner. J'étais à la table de plusieurs ministres dont la personnalité à l'origine de ce dîner : Jilian Skinner, ministre de la santé de l'Etat de Victoria et Mary Wooldbridge, ministre de la santé mentale avec, à la clé, des échanges très intéressants sur la structuration de la lutte contre le sida en Australie et notamment sur l'Etat de Victoria. A mes côtés également lors de ce dîner, le très engagé ministre cambodgien et président de l'autorité de lutte contre le sida cambodgienne, M. Ieng Mouly, avec qui j'espère que nous pourrons travailller ensemble très prochainement.

 

La lutte contre le sida c'est cela : l'activisme, le politique, le médical. C'est tout cela et l'un ne peut aller sans l'autre, si l'on recherche l'efficacité de la réponse au VIH. L'essentiel, c'est simplement  de se rappeler, au quotidien, que nous avons une resposnabilité de l'un envers l'autre, de l'un pour tous.

 

Globalement, je crois profondément que la lutte contre le sida ne doit pas qu'être une histoire de concepts et d'outils. Derrière ces informations parfois très froides et techniques, il ne faut pas oublier  qu'il a les personnes qui, à un moment, se sont levées, se sont engagées, se sont révoltées. La lutte contre le sida, et c'est commun à tous les pays, c'est un bouleversement sociétal car oui, comme le disait Daniel Defert, le malade est un « réformateur social » !