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Association Elus Locaux Contre le Sida

CP : ELCS sidéré par les propos du ministre de la santé indien

Mardi 5 Juillet 2011

CP : ELCS sidéré par les propos du ministre de la santé indien
Communiqué de presse du 05 juillet 2011

Jean-Luc Romero, sidéré et en colère, après les scandaleux propos du ministre de la santé indien qui assimile l’homosexualité à une maladie venue de l’étranger.


Il demande à Alain Juppé de condamner ces propos au nom de la France.

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida et auteur d’un très récent livre sur les relations entre homosexualité et politique (Homopoliticus), se dit sidéré par les propos tenus par le ministre de la santé indien qui a déclaré, lors d’une conférence de presse centrée sur la lutte contre le sida, que « les relations sexuelles entre homme étaient anormales ». Il a ajouté : « c'est une maladie venue d'autres pays » et s’est même inquiété de voir l'homosexualité, « se répandre rapidement dans [le] pays ». Ces paroles sont évidemment totalement inacceptables et intolérables. Elles sont de nature à justifier les discriminations, voire même à provoquer des violences homophobes.

Jean-Luc Romero tient tout de même à rappeler que, depuis 1992, l’OMS ne classe plus l’homosexualité parmi les maladies mentales et qu’en 2008, l’ONU a lancé un appel historique à la dépénalisation de l’homosexualité ! Des éléments que le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, pourraient par exemple rappeler à ce ministre, via une condamnation très ferme de ses propos au nom de la France. Le président d’ELCS vient de le saisir à cet effet.

Alors que l’Inde est aujourd’hui l’un des 15 membres du conseil de sécurité, il est clair, pour Jean-Luc Romero, que, si l’Inde prétend devenir membre permanent de l’ONU, comme son statut de grande puissance pourrait le lui permettre dans le cadre d’une réforme à venir, il lui faudra commencer par contrôler l’expression de ses ministres, singulièrement celui de la santé !

Jean-Luc Romero affirme que, plus globalement, ces propos, tenus par un ministre d’un pays majeur sur la scène mondiale, sont le symbole de l’énorme travail qui reste à accomplir pour l’acceptation et le respect des droits des LGBT dans le monde. Pour mémoire, malgré la mobilisation internationale, plus de 80 pays dans le monde considèrent encore l'homosexualité comme un délit …