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Association Elus Locaux Contre le Sida

Communiqué de presse du 1er décembre 2009 : Journée mondiale de lutte contre le sida

Mardi 1 Décembre 2009

Communiqué de presse du 1er décembre 2009 : Journée mondiale de lutte contre le sida
Journée mondiale de lutte contre le sida 2009
« Accès universel et droits de la personne »

Parce que le sida se soigne aussi par la politique, parce que lutter contre le sida ce n’est pas punir mais aider, Jean-Luc Romero réclame un engagement politique plus fort dans ce combat pour la vie


En 2009, les médecins savent plus ou moins contrôler l’évolution de la maladie sur le plan individuel - sans la guérir -, les chercheurs avancent toujours plus loin. Mais aucun progrès significatif dans la lutte contre le VIH/sida ne se sera effectif sans le plein et entier respect des droits des personnes. Ainsi, Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida demande que les pouvoirs publics envisagent la lutte contre le sida, non sous le seul angle médical, mais plus globalement sous l’angle du respect des droits de l’homme. C’est la condition sine qua non de l’efficacité de ce combat pour la vie.

En effet, comment peut-on proclamer le sida comme priorité de santé publique et, dans le même, temps interdire toute entrée sur son territoire à une personne séropositive comme c’est le cas en Russie ou en Chine ? Comment parler d’insertion professionnelle ou de projet de vie dans un pays qui refuse toute installation à un séropositif étranger comme c’est le cas dans pratiquement la moitié des pays membres de l’ONU ? Comment mettre en place une prévention du VIH/sida en direction des gays alors qu’on ne leur accorde pas le statut de citoyen ou pire que leur orientation sexuelle est pénalisée en tant que telle ?

Jean-Luc Romero exhorte les élus et les pouvoirs publics à faire respecter concrètement les droits fondamentaux des personnes. Sans cela, aucune politique de lutte contre le sida ne sera efficace. Le président d’ELCS rappelle que lutter contre le sida ce n’est pas punir mais aider et que ce combat pour la vie ne peut passer que par une politique pragmatique, non idéologique et respectueuse des droits humains.

Le sida se soigne aussi par la politique. A l’heure où, pour deux personnes mises sous traitements, 5 se contaminent, la mobilisation politique est un devoir humain.