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Association Elus Locaux Contre le Sida

Communiqué de presse du 30 mars 2010

Mardi 30 Mars 2010

Communiqué de presse du 30 mars 2010
Jean-Luc Romero se félicite de la prise de conscience de Marie-Luce Penchard, ministre de l’outre-mer, quant à l’urgence d’une mobilisation forte dans la lutte contre le VIH/sida dans les DFA.

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se dit satisfait de l’annonce faite par Marie-Luce Penchard, ministre de l’outre-mer, quant à l’organisation d’une conférence, avant la fin de l’année, sur la politique de lutte contre le VIH/sida en outre-mer.

Jean-Luc Romero rappelle que la situation du VIH/sida y est dramatique : à titre d’exemple, la Guyane est 4 fois plus touchée par le VIH/sida que la métropole, la Guadeloupe 3 fois plus et la Martinique 2 fois plus. C’est pour cela que le président d’ELCS demande la mise en place d'un véritable Plan Marshall contre le sida dans les départements français d'Amérique.

Quatre priorités pourraient être dégagés : la mise en place de grandes campagnes de prévention et d’information auprès du grand public, des écoles mais aussi de groupes plus ciblés, un engagement sans réserve dans la lutte contre les discriminations qui touchent les personnes séropositives, une aide renforcée aux associations de lutte contre le sida dont l’action repose pratiquement uniquement sur le militantisme des personnels médicaux et l’augmentation des moyens alloués aux services existants qui manquent cruellement de personnels mais également la mise en place de structures spécifiques pour la prise en charge de patients âgés ou désocialisés.

Globalement, en outre-mer, plus que jamais, l’expression « le sida se soigne aussi par la politique » doit être une réalité. Jean-Luc Romero réclame l'exemplarité de la part des élus locaux pour qui sida est un mot qu'ils refusent de prononcer ! Les élus locaux se doivent d'être les premiers remparts à l'épidémie et les premiers à tendre la main aux malades. Au niveau national, le ministère de l’outre-mer doit jouer un rôle fort de coordination quant à ce combat pour la vie.

Dans l’échec actuel de la politique de lutte contre le VIH/sida en outre-mer, la responsabilité de l’Etat et des élus locaux est clairement engagée. Une conférence ne suffira pas à régler les problèmes mais cela constitue un premier pas et un signal fort de remobilisation. Le président d’ELCS sera très attentif à ce que cette conférence soit suivie d’effets concrets et d’engagements très forts.

Si ce n’était pas le cas, ça serait tout simplement criminel.