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Association Elus Locaux Contre le Sida

Communiqué du 15 mai 2008

Jeudi 15 Mai 2008

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, demande officiellement au Premier ministre de reconnaître le 17 mai comme Journée internationale contre l’homophobie et d’accorder à cette lutte le label « grande cause nationale »


Communiqué du 15 mai 2008

Dans une lettre datée du 15 mai 2008, Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, demande officiellement à Monsieur François Fillon, Premier ministre, de reconnaître le 17 mai comme Journée internationale contre l’homophobie et d’accorder à cette lutte le label « grande cause nationale ».

Le président d’ELCS rappelle que, dans plus de 75 pays, l’homophobie est institutionnalisée puisque des lois criminalisent les relations sexuelles entre personnes adultes et consentantes de même sexe. Dans une dizaine de pays, l’homosexualité est même punie de mort… Jean-Luc Romero demande donc au Premier ministre la reconnaissance officielle du 17 mai comme Journée internationale contre l’homophobie, comme son prédécesseur, Dominique de Villepin, s’y était engagé le 15 mai 2006.

Par ailleurs, au vue des chiffres de l’homophobie en France - un exemple : augmentation de 17% du nombre des agressions physiques signalées par SOS Homophobie entre 2005 et 2007 -, Jean-Luc Romero appelle à une réaction vigoureuse des pouvoirs publics pour lutter contre cette logique d'infériorisation, d'exclusion, de stigmatisation et demande donc au Premier ministre l’attribution du label « grande cause nationale » à lutte contre l’homophobie.

Le président d’ELCS affirme que « faire de la lutte contre l’homophobie la grande cause nationale serait le point de départ de la mise en œuvre d’une politique nationale ambitieuse et cohérente de prévention, afin de déconstruire les préjugés qui nourrissent les actes et propos homophobes » et que « dans la perspective de la présidence française au Conseil de l’Union européenne » cela constituerait « un espoir donné aux militants LGBT d’Europe de l’Est qui doivent faire face aux violences de la population et à la passivité des autorités ».