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Dépêche AFP, mardi 19 février 2008

Mercredi 20 Février 2008

Les femmes séropositives plus vulnérables du fait de leur statut social


Dépêche AFP, mardi 19 février 2008

Les femmes séropositives plus vulnérables du fait de leur statut social (PAPIER D'ANGLE)
SANTÉ-SIDA-FEMMES - 19/02/2008 19h09 - AFP



PARIS, 19 fév 2008 (AFP) - Les femmes séropositives sont plus fragiles et vulnérables que les hommes, non pour des raisons médicales mais du fait de leur statut dans la société, ont estimé mardi des participants à un colloque sur les femmes et le Sida.
"Le VIH en plus ce sont des problèmes en plus, beaucoup de fatigue, de déprime, de solitude", a déclaré la comédienne Charlotte Valandrey, qui est séropositive, après avoir évoqué les "problèmes d'emploi, de précarité, d'éducation des enfants, d'inégalité".
Les femmes représentent 48% des nouveaux cas de Sida dans le monde, avec de grandes disparités selon les régions (60% en Afrique sub-saharienne et en Guyane française, 38% en France métropolitaine).
L'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) a organisé un colloque à l'Assemblée nationale avec des élus, des chercheurs, des membres d'associations ou d'agences sanitaires dans un contexte mondial de féminisation de la maladie.
"Les femmes subissent de façon disproportionnée ces difficultés de la vie, pour des raisons liées à l'inégalité des sexes dans la société", a souligné une directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), France Lert.
Selon Mme Lert, "les femmes séropositives sont beaucoup plus pauvres que la population générale, à groupes comparables".
Elle avait aupravant souligné que l'"évolution de la maladie est "la même chez les hommes et les femmes" et qu'il n'y a "pas de facteur biologique" qui ferait que les femmes seraient plus vulnérables,
Dans le domaine de la prévention, les femmes ont en outre beaucoup de difficultés à faire utiliser les préservatifs notamment lorsqu'elles sont économiquement dépendantes, a souligné une autre directrice de recherche à l'Inserm, Nathalie Bajos.
"Vulnérables parmi les vulnérables", les toxicomanes sont incapables d'imposer l'usage du préservatif quand il s'agit d'échanger des relations sexuelles contre de la drogue, selon Mme Bajos.
Chercheurs et politiques ont préconisé une prévention "dont l'utilisation relève de la responsabilité de la femme".
Le président d'un groupe Elus locaux contre le sida, Jean-Luc Romero, recommande la gratuité des préservatifs. Les préservatifs féminins restent peu accessibles et chers, et les microbicides sont au stade de la recherche.
Le colloque a estimé qu'il fallait examiner la question non seulement au plan sexuel, mais aussi social, économique et de dépendance, comme l'a indiqué Mme Bajos.
pour M. Romero, il faut mettre en oeuvre "des mesures globales visant à assurer l'égalité homme-femme", l'autonomie sociale et économique des femmes étant essentielle pour lutter contre le sida.
La présidente du groupe d'études sur le Sida à l'Assemblée nationale, la députée communiste Marie-George Buffet, a estimé que le combat des femmes contre le VIH est un combat "pour l'émancipation humaine".
L'ANRS a réalisé un numéro spécial de la revue Médecine-sciences, première synthèse des travaux en sciences sociales et santé publique sur les femmes et le sida, qui sera publiée le 8 mars, journée internationale des femmes.
chc/mpf/lln



Dépêche AFP, mardi 19 février 2008

Christophe MICHEL




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