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Association Elus Locaux Contre le Sida

"J.-L. Romero mobilise" contre le sida (Sud Ouest - 6 octobre 2009)

Mardi 6 Octobre 2009

"J.-L. Romero mobilise" contre le sida (Sud Ouest - 6 octobre 2009)
Conseiller régional (UMP) d'Ile-de-France, Jean-Luc Roméro était vendredi à Bayonne pour défendre deux causes qui lui sont chères. En début d'après-midi, en mairie, il a tenu une réunion de travail sur le sida à laquelle participait une quinzaine de personnes parmi lesquelles Sylvie Lebarbanchon, de l'association AIDES, la conseillère régionale (PS) Sylviane Alaux et trois élues bayonnaises : Martine Bisauta, adjointe au maire, Marie Demon et Marina Salducci.

Jean-Luc Roméro a lancé, à cette occasion, un appel aux bonnes volontés car l'Association d'élus locaux contre le sida, dont il est le président, n'a pas de délégué en Pays Basque. Le soir, à la Maison des associations, lors d'une réunion publique, il coiffait sa casquette de président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité qui, elle, compte 600 adhérents dans les Pyrénées-Atlantiques, dont 300 en Pays Basque où elle est représentée par André et Colette Weiss.

4 000 tués en six mois

En ce qui concerne la lutte contre le sida, l'élu régional a affirmé la nécessité d'une « vraie volonté politique ». Tout en se félicitant des mesures prises contre la grippe A H1N1, Jean-luc Roméro a fait remarquer qu'elle avait tué 4 000 personnes en six mois, dans le monde entier, alors que le sida en tue 5 000 par jour. « 15 000 dollars, dit-il, permettraient de traiter tous ceux qui en ont besoin. » La situation est, selon le conseiller régional, paradoxale : « Il y a davantage de gens malades du sida, mais on n'en parle plus. C'est une maladie devenue totalement invisible. »

Martine Bisauta s'est demandée, à ce sujet, si le traitement qui permet aux malades du sida de vivre plus longtemps n'avait pas eu « un effet pervers ». « De plus en plus le sida tend à se banaliser, le moment de mobilisation est un peu éteint. » « Vous avez raison, lui a répondu Jean-Luc Roméro, mais s'il n'y a pas de volonté politique forte, tout se démobilise... » L'élu régional s'est montré nostalgique de l'époque où il y avait, sur ce sujet, « deux chefs d'État qui bougeaient : Lula et Chirac ».

Sur l'euthanasie, Jean-Luc Roméro sait qu'il va être entendu puisque 86 % des Français seraient favorables à sa légalisation. À la condition, bien sûr, qu'il y ait « volonté de la personne ». Le PS va déposer une proposition de loi en utilisant une niche parlementaire. « Il faut que, sur cette question, a souligné M. Roméro, éclatent les clivages politiques. À l'Assemblée nationale, beaucoup de mandarins parlementaires ont fait de ce débat une affaire médicale alors que c'est d'abord une affaire parlementaire. Nous sommes entourés de pays qui légalisent l'euthanasie et nous, on est toujours dans une situation de blocage. »

Source : http://www.sudouest.com/pays-basque/actualite/article/728147/mil/5198646.html