Association Elus Locaux Contre le Sida

Jean-Luc Romero réclame un Plan Marshall contre le sida pour les Départements Français d’Amérique

Rédigé le Lundi 1 Octobre 2007 à 13:50 | Lu 1330 fois


Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, est intervenu en ouverture des XIIIèmes journées Inter-COREVIH qui se déroulaient dans la partie néerlandaise de l'île de Saint-Martin, du 19 au 22 octobre 2006. Ces Journées ont rassemblé les acteurs de la lutte contre le sida des Départements Français d’Amérique (DFA) et de France métropolitaine.


Jean-Luc Romero réclame un Plan Marshall contre le sida pour les Départements Français d’Amérique
Lors de son intervention et en présence d’Albert Fleming, maire de Saint-Martin, et de Louis Mussington, conseiller régional de Guadeloupe, le président d'ELCS a défendu une vision engagée et forte du rôle du politique dans la lutte contre le sida. Face à l’urgence de la situation et à l’ampleur du défi, il a plaidé pour un engagement sans précédent des élus locaux dans ce combat pour la vie. Il a également alerté les élus sur les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs. (cf. article en page 1).

Comme premier élu au monde à avoir révélé sa séropositivité, il a évoqué dans son discours sa situation personnelle, son combat contre la maladie, la difficulté de vivre avec. Cette intervention d’un homme politique publiquement séropositif était une première dans une île où les personnes séropositives taisent leur maladie par peur de la stigmatisation et de l’exclusion sociale. Ainsi, à Saint-Martin, parmi les hétérosexuels séropositifs en couple, pratiquement 20% préfèrent encore cacher leur statut à leur partenaire.

Alors que la Guyane est 4 fois plus touchée par le VIH/Sida que la métropole, la Guadeloupe 3 fois plus et la Martinique 2 fois plus, Jean-Luc Romero a demandé la mise en oeuvre d'un véritable Plan Marshall contre le sida dans les départements français d'Amérique. Revendication que le collectif «Sida grande cause nationale 2005» avait portée. Jean-Luc Romero estime que les pouvoirs publics devront avoir quatre priorités : la mise en place de grandes campagnes de prévention et d’information auprès du grand public, des écoles mais aussi de groupes plus ciblés, un engagement sans réserve dans la lutte contre les discriminations qui touchent les personnes séropositives - le déni de la maladie, la stigmatisation et la marginalisation des personnes séropositives et malades sont autant de facteurs qui contribuent à garder l’épidémie à un niveau élevé - une aide renforcée aux associations de lutte contre le sida dont l’action repose pratiquement uniquement sur le militantisme des personnels médicaux et l’augmentation des moyens alloués aux services
existants qui manquent cruellement de personnels mais également la mise en place de structures spécifiques pour la prise en charge de patients âgés ou désocialisés.

Alors que ces trois départements représentent à eux seuls 10% des nouveaux cas dépistés de toute la France, le président d'ELCS appelle les pouvoirs publics nationaux et locaux à faire face à leurs responsabilités.

Philippe LOHÉAC

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