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Message de SHEILA aux 14èmes Etats Généraux

Jeudi 26 Novembre 2009

Message de SHEILA aux 14èmes Etats Généraux
SHEILA
Présidente d’honneur d’Elus Locaux Contre le Sida

14èmes Etats généraux – 25 novembre 2009


Mesdames,
Messieurs,
Mes chers amis,

Enfin. Oui enfin, les Etats-Unis ont cédé, près de 20 ans après la mise en œuvre de l’interdiction d’entrée pour les personnes séropositives sur le sol américain ! Enfin, la Statue de la Liberté retrouve un peu de sa superbe. Bien sûr, comme nous tous, je souhaite saluer la décision du président Obama, porteuse de tant d’espoirs pour que d’autres pays infléchissent leurs politiques scandaleusement discriminatoires.

Mais cette décision, dont on ne peut que se féliciter au regard de la mobilisation qui a été la nôtre durant trois ans, c’est un peu l’éléphant qui cache la forêt. De quoi nous parle-t-on aujourd’hui ? De la crise. Ah oui cette fameuse crise. Elle a bien des effets différents : d’un côté les pouvoirs publics de tous les pays ont trouvé des milliards pour sauver un système bancaire en péril qui d’ailleurs refait déjà des profits et de l’autre côté on envisage une baisse de l’aide au fonds mondial. Est-ce la solidarité que l’on prône comme valeur et comme principe d’action ? La crise peut-elle être, doit-elle être une excuse pour laisser mourir ? Non sûrement pas. Alors agissons. La crise ne doit pas une excuse pour étouffer les cris de nos frères et de nos sœurs qui se meurent de par notre inaction. L’égoïsme, nous le savons que trop bien, est une très grave erreur dans ce combat pour la vie.

Je suis convaincue que la lutte contre le sida est un combat contre l’injustice. Le sida peut tous nous frapper, sans distinction d’orientation sexuelle, de nationalité, de religion. Il nous faut en prendre conscience. Le sida se nourrit de l’ignorance et des préjugés, le sida se complait dans le déni. Alors sachons rendre notre société plus solidaire plus à l’écoute de ceux qui souffrent et qui ont peur de dire leur maladie. C’est un message de tolérance et de respect que je veux vous faire passer. Chacun de nous doit trouver en lui le sens des mots solidarité, dignité, respect. Bien sûr cela concerne aussi les élus. Ce combat a besoin de vous, rien ne remplace le courage politique. Rien. J’ai confiance en vous, tout comme les malades ont confiance en vous. Ne trahissez pas notre confiance et fabriquez nous l’espoir !

Je vous remercie.

Christophe MICHEL




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