ELCS - Elus Locaux Contre le Sida

Pas d'opérations funéraires pour les morts du sida : ELCS saisit la HALDE et le CNS "Une disposition que ELCS estime gravement préjudiciable et discriminante"

Rédigé le Jeudi 5 Février 2009 à 09:02 | Lu 1810 fois



Pas d'opérations funéraires pour les morts du sida : ELCS saisit la HALDE et le CNS "Une disposition que ELCS estime gravement préjudiciable et discriminante"
Jean-Luc Romero, président d'ELCS (Elus Locaux Contre le Sida) a saisit la Halde et le CNS, par courrier, en date du 4 février 2009

Monsieur le Président,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une disposition que j’estime gravement préjudiciable et discriminante : l’arrêté du 20 juillet 1998 fixant la liste des maladies portant interdiction de certaines opérations funéraires.

L’arrêté du 20 juillet 1998 interdit les soins de conservation du corps pour les hépatites virales sauf l’hépatite A, la rage, l’infection à VIH, les orthopoxviroses, le choléra, la peste, le charbon et les fièvres hémorragiques virales et demande un cercueil hermétique dans les cas de décès par orthopoxviroses, choléra, peste, charbon et fièvres hémorragiques virales.

Concrètement, cet arrêté interdit donc de délivrer une autorisation de pratiquer des soins de conservation sur les corps des personnes séropositives décédées. Ce faisant, les proches, la famille, les amis d’une personne morte du sida, ne pourront lui rendre un dernier hommage, son corps devant être immédiatement mis dans un cercueil !

Malgré la décision du Conseil d’Etat en date du 29 novembre 1999, la portée de cet arrêté est notamment réaffirmé dans l’avis du conseil supérieur d’hygiène publique de France relatif aux risques infectieux et aux règles d’hygiène à observer par les personnels en contact avec les corps de personnes décédées dans une situation de décès massifs du 16 janvier 2004.

Je souhaite donc saisir officiellement le Conseil national du sida de cet arrêté que j’estime hautement discriminant envers les personnes séropositives. Tout d’abord, faire des soins de conservation sur une personne décédée séropositive n’est pas dangereux pour les personnes pratiquant ces soins ; j’en veux pour preuve le cas des Etats-Unis. Dans ce pays si souvent décrié pour leur moralisme, les soins de conservation sur les morts infectés par le VIH/sida sont autorisés sans aucun problème, car les refuser reviendrait à créer une fausse sécurité. Par ailleurs, mettre sur un pied d’égalité peste et sida est le signe d’une méconnaissance profonde des modes de transmission du VIH/sida, cette maladie, dois-je rappeler, n’est pas contagieuse mais transmissible !

Je sais pouvoir compter sur votre bienveillance pour faire examiner cette demande avec tout le soin qu’elle mérite. Je vous serais également très reconnaissant de bien vouloir me tenir informé des suites que vous voudrez bien donner à ce dossier.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Luc ROMERO
Président d'ELCS

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