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Association Elus Locaux Contre le Sida

Retour sur la table ronde à Rouen

Jeudi 9 Juin 2016

On parle dans la presse

Retour sur la table ronde à Rouen

 


Jean-Luc Romero-Michel, président de l’association des Élus locaux contre le sida, a animé lundi une table ronde départementale à la mairie de Rouen sur le VIH, les IST et autour de la prévention des risques.

La table ronde en l’occurrence était rectangulaire et d’importance, rassemblant aux côtés du maire de Rouen Yvon Robert bon nombre d’élus de l’équipe municipale.

« C’est l’occasion de faire le point » a déclaré d’emblée Jean-Luc Romero-Michel, président-fondateur des Élus locaux contre le sida.

« Près de 37 millions de personnes sont touchées par le VIH dans monde. En France, 150 000 de nos concitoyens sont séropositifs... dont 20 % qui l’ignorent. Alors que près de 7 000 personnes sont encore contaminées, chaque année, en France, le VIH-sida reste un problème de santé extrêmement grave. Faut-il rappeler que le sida demeure, encore aujourd’hui, une maladie mortelle ? »
 

questionne, le conseiller régional d’Ile-de-France, et adjoint au maire du 12e arrondissement de Paris.

« Aussi une politique locale »

« Élus, associatifs, professionnels de santé, patients, nous savons comme vous que la politique de lutte contre le VIH-sida n’est pas qu’une politique décidée sur le plan national mais aussi une politique locale et ce, de manière tout à fait pertinente et légitime. En tant qu’acteurs de terrain, nous savons que la lutte contre le sida passe par une attitude volontariste et l’engagement de toutes et tous. Oui, nous pensons que le sida se soigne et se combat aussi par la politique et cela fait plus de vingt ans qu’Élus locaux contre le sida se mobilise en ce sens. »

Priorité mondiale, l’éradication du sida n’en demeure pas moins un combat au quotidien. Ainsi, et comme l’a souligné Hugo, représentant l’association Aides, « trop d’a priori subsistent encore ».

À savoir, « certains croient toujours que l’on peut attraper la maladie en embrassant quelqu’un ou qu’elle peut se transmettre par piqûre de moustique... Un gros travail d’explication reste encore à faire. »

D’autres problèmes persistent : les soins de conservation pour les défunts sont toujours interdits. Et puis de nouvelles questions se posent : quid de l’accueil des retraités infectés qui veulent intégrer une maison de retraite ? Quelle formation pour les personnels ? Pourtant, certaines avancées vont dans le bon sens comme ces tests de dépistage rapides (TROD) mais qui restent encore très chers (28 euros) ou les traitements en amont vers les populations à risques (migrants, travailleuses du sexe, détenus...).
Face à ces constats, les élus rouennais ont affirmés être éminemment concernés par ce combat et l’avoir intégré dans le contrat local de santé.

Hélène Klein, adjointe en charge de la lutte contre les discriminations ainsi que Françoise Lesconnec, adjointe à la santé, ont quant à elles décidé de travailler avec les associations locales autour de la date du 1er décembre prochain, journée mondiale de lutte contre le sida.

À cette occasion, plusieurs initiatives devraient être mises en place.

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