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« Jean-Luc Romero, en sursis depuis plus de 30 ans »

Retrouvez mon interview sur la vie avec le VIH dans mon journal d’enfance @lavoixdunord ! « En sursis pendant plus de 30 ans ! » … ce qui me permet de mieux profiter du moment présent !

« J’étais au jour le jour. Quelque part, la maladie m’a permis de vivre plus pleinement. »

« Aujourd’hui le sida est toujours tabou. Les gens ne savent même pas que l’on n’ est plus contagieux si on est traités. »

« Il faut de l’argent pour les associations, la recherche. Les gens se font moins dépister, on est inquiets. »

Le questionnaire d’ELCS

Elus Locaux Contre le Sida a interpellé, par un questionnaire, les candidates et candidats aux élections régionales 2021 pour connaître leurs positions sur la prévention du VIH/sida, l’accès des personnes séropositives au monde du travail et la lutte contre la maladie au niveau international.

2021 est l’année d’échéances électorales majeures. La lutte contre le sida doit plus que jamais y avoir toute sa place et ce combat pour la vie constituer un vrai thème de campagne, sur lequel les candidates et candidats devront donner des avis précis, faire des promesses et prendre des engagements.

La pertinence de l’échelon régional pour mener à bien la politique de santé publique est unanimement reconnue, comme en témoigne notamment la création des COREVIH, des ARS – agences régionales de santé – et des CRIPS.

Pour ELCS, les réponses au questionnaire ne constituent pas de simples déclarations d’intention mais bel et bien de réelles promesses. Nous saurons rappeler aux élu(e)s leurs engagements contre la maladie et l’exclusion qu’elle entraîne si souvent.

Découvrez les engagements des candidats !

Lancement du questionnaire d’Elus Locaux Contre le Sida : Les candidates et candidats aux élections régionales doivent s’engager dans la lutte contre le sida !

Communiqué de presse

Paris, le 17 mai 2021Elus Locaux Contre le Sida interpelle, par un questionnaire, les candidates et candidats aux élections régionales pour connaître leurs positions sur la prévention du VIH/sida, l’accès des personnes séropositives au monde du travail et la lutte contre la maladie au niveau international.

Depuis 25 ans, Elus Locaux Contre le Sida travaille à la mobilisation des élus locaux dans la lutte contre le sida. Aujourd’hui, plus que jamais, cette mobilisation des futur.e.s élu.e.s régionaux est essentielle.  

En effet, après une année marquée par la pandémie du Covid-19, les dépistages du VIH sont déjà à la baisse et le risque d’une reprise de l’épidémie est réel.

De plus, même si, en premier lieu, la santé est une compétence de l’Etat, qui, mieux qu’un.e élu.e de terrain, peut véhiculer les messages de prévention et de tolérance ? L’élu.e, parce qu’il est au contact chaque jour de la population, parce qu’il est en première ligne, parce qu’il possède une vraie capacité d’écoute, a une véritable légitimité à intervenir en matière de lutte contre le sida. De nombreuses possibilités d’actions lui sont offertes pour s’engager dans ce combat pour la vie, que ce soit en termes de prévention, d’information ou d’aide aux malades.

Tout est une question de courage politique face à une maladie toujours obstinément mortelle. N’oublions pas que plus de 6.000 personnes sont contaminées chaque année en France.

2021 est l’année d’échéances électorales majeures. La lutte contre le sida doit plus que jamais y avoir toute sa place et ce combat pour la vie constituer un vrai thème de campagne, sur lequel les candidates et candidats devront donner des avis précis, faire des promesses et prendre des engagements.

La pertinence de l’échelon régional pour mener à bien la politique de santé publique est unanimement reconnue, comme en témoigne notamment la création des COREVIH, des ARS – agences régionales de santé – et des CRIPS.

Chaque questionnaire rempli par les candidates et candidats sera également publié sur notre site internet ainsi que sur Twitter.

Pour ELCS, les réponses au questionnaire ne constitueront pas de simples déclarations d’intention mais bel et bien de réelles promesses. Nous saurons rappeler aux élu(e)s leurs engagements contre la maladie et l’exclusion qu’elle entraîne si souvent.

Questions aux candidates et candidats aux élections régionales

  1. Vous engagez-vous à apposer le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, sur la façade du Conseil régional, un ruban rouge ? ou à mener d’autres actions symboliques les autres jours de l’année ?
  2. Etes-vous favorable à la création d’un CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida)  dans votre région ?
  3. Etes-vous prêt à vous engager dans la lutte contre le VIH/sida à l’international en décidant que chaque accord de coopération décentralisé signé par le conseil régional devra comporter un volet sur le VIH/sida pour les pays particulièrement touchés par le VIH ?
  4. Etes-vous déterminé à défendre, dans les futures réunions des ARS, le maintien des crédits dédiés à la lutte contre le VIH/sida et plus largement à œuvrer afin que le VIH/sida reste une priorité de santé publique ?
  5. En 2018 trente ans après la loi de 1987 qui a instauré une obligation d’emploi de 6% de travailleurs handicapés, seuls 3,4% des emplois du secteur privé sont occupés par des travailleurs handicapés. Ils représentent 5,2% des agents publics. Un tiers des entreprises comptent moins de 2% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Etes-vous disposé.e à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire de la politique du handicap une priorité?
  6. Que comptez-vous faire pour développer la PrEP comme outil de prévention du VIH ?
  7. Quelles mesures comptez-vous prendre concernant la problématique du chemsex ?

Contact presse : Jérôme ENNEZAT / info@elcs.fr / 06 95 70 23 84

Loi Prostitution de 2016 : la Cour européenne des droits de l’Homme examinera 261 requêtes de travailleurs.ses du sexe

Communiqué de presse
Paris, le 19 avril 2021

Dans une décision communiquée le 12 avril, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a indiqué qu’elle examinerait les 261 requêtes émanant de travailleus.ses du sexe qui lui ont été transmises en décembre 2019.

Suite à la décision du 1er février 2019 du Conseil constitutionnel de valider la pénalisation des clients prévue dans la loi Prostitution de 2016, 250 travailleurs.ses du sexe exerçant en France ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme, pour faire reconnaître l’atteinte à leurs droits fondamentaux : droit à la santé et à la sécurité et droit au respect de la vie privée. Elles et ils exigent l’abrogation de cette mesure dangereuse.

La Cour a donc estimé que les arguments développés par les requérant.es étaient suffisamment sérieux pour mériter un débat contradictoire avec le Gouvernement. Nous nous en félicitons.

Depuis des années, les travailleurs.ses du sexe alertent sur les conséquences dramatiques de la pénalisation des clients et des politiques répressives à leur endroit. Quel que soit le degré d’autonomie dans l’activité, qu’elles ou ils considèrent le travail sexuel comme leur travail et que les personnes n’aient pas le souhait d’en changer ou qu’elles soient victimes d’exploitation ou de travail forcé, elles dénoncent une mesure qui les précarise, les fragilise et les expose à des violences et des risques élevés pour leur santé.

C’est pourquoi, nous, associations, leur apportons un soutien sans faille dans ce combat pour que la France cesse, conformément aux recommandations des agences de l’ONU (ONUSIDA, OMS, PNUD) et du Défenseur des Droits, d’adopter des lois répressives.

Associations signataires :

AATDS
Acceptess-T
Act Up-Paris
AIDES
ARCAT
AUTRES REGARDS
Cabiria
CFSSD
ELCS – Elus locaux contre le sida
Entr’actes
Fédération Parapluie Rouge
Grisélidis
Médecins du Monde France
Paloma
Roses d’Acier
Strass
TRANS INTER action

XXVe Etats généraux d’ELCS

C’est au Conseil régional d’île-de-France, « région engagée contre le sida » et sous le haut patronage de 
Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, que se sont déroulés les Etats-Généraux d’ELCS pour la 25e année consécutive.

Dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19, c’est malgré tout un engagement fort dans la lutte contre le VIH/sida que nous ont témoigné des intervenants de qualité : Valérie Pécresse, Jean-Louis Touraine, Jean-François Delfraissy, Jean Spiri, Fred Colby, Jean-Michel Molina, Florence Thune, Aurélien Beaucamp et Anne Hidalgo.

C’est ce rassemblement d’acteurs issus à la fois du monde politique, associatif et médical au sein d’une institution politique qui fonde, chaque année, la pertinence de ces Etats-Généraux, une occasion de rappeler que le sida tue toujours et que le politique a un rôle majeur à jouer dans ce combat contre la maladie.

Sida, ne pas baisser la garde !

Aux lendemains du Sidaction 2021, le président d’ELCS était l’invité de LCP AN le jeudi 1er avril 2021 pour parler du VIH/sida dans notre société alors que le contexte est marqué par la pandémie du Covid-19.

Un Sidaction 2021 marqué par la pandémie du Covid-19

« Cette année, rien n’est plus pareil, et le Sidaction n’échappe pas à cette règle. Annulée dans sa forme initiale l’an dernier, l’opération aura bien lieu du 26 au 28 mars. Mais c’est « Un Sidaction 2021, pas comme les autres » que Muriel Robin, Olivier Minne et Jean-Paul Gaultier ont concocté pour celle qui s’est engagée il y a trente-cinq ans déjà dans la lutte contre le virus du VIH, Line Renaud ! « Merci Line », samedi 27 mars à 21.05 sur France 2. »

« On ne se voit pas souvent, mais elle a toujours été présente dans les moments importants de ma vie ». La déclaration d’amour de @JeanLucRomero à @linerenaud

Malgré le contexte, les Elus Locaux Contre le Sida sont mobilisés pour le Sidaction !

L’épidémie de la #COVID19 a provoqué un véritable temps d’arrêt du dépistage du #VIH. Plus que jamais, il faut continuer à en parler et renforcer la prévention. Une épidémie ne doit pas en cacher une autre!

La précarité engendrée par la crise sanitaire a fortement augmenté les risques de transmission du #VIH pour de nombreuses personnes, notamment migrantes et travailleuses.eurs du sexe. Ne laissons pas l’épidémie circuler, faites un don au @sidaction !

Rapport d’activités 2020

« Le sida se soigne aussi par la politique. » 25 ans après la création d’ELCS, le credo de l’association n’aura jamais résonné aussi fort car 2020 aura résolument été l’occasion pour nous de sensibiliser à la nécessité de maintenir nos efforts contre le VIH/sida… envers et contre tout !

La crise liée à la Covid-19 a profondément impacté la lutte contre le sida. Face à la menace du nouveau coronavirus qui se fait de plus en plus grande, les mises sous PrEP – traitement préventif qui s’est pourtant révélé très efficace – et les dépistages ont fortement chuté, faisant poindre la menace d’une accélération de circulation du VIH.

Financièrement, les associations de lutte contre le VIH/sida ont pour la plupart vu leurs revenus baisser drastiquement. Il va pourtant sans dire que le combat contre le VIH/sida s’est historiquement construit et continue de se construire avec le tissu associatif, véritable cœur battant de cette lutte. Après tout, ce sont elles qui permettent d’atteindre les communautés les plus touchées par le VIH et d’identifier de nouveaux leviers d’innovation dans cette lutte !

L’année 2020 aura également été l’année de toutes les discriminations. Les confinements successifs de l’année 2020 ont été le théâtre d’une multitude de violences verbales et physiques à l’encontre des personnes LGBTQI+, exprimées parfois des personnes occupant des postes qui exigent une exemplarité, clairement trahie…

Devant tout cela, nous ne devons pas baisser la garde… Restons vigilants avant tout !

Gardons également à l’esprit que tout comme la pandémie de VIH, la crise liée à la Covid-19 touche l’ensemble des pays. La réponse ne peut être que mondial. Nous devons nous tenir aux côtés des pays en voie de développement pour améliorer l’accès aux traitements comme aux vaccins pour parvenir à nos objectifs.

En déployant une intelligence collective et en travaillant main dans la main : élus, associations, personnels soignants et chercheurs, nous nous donnons une vraie chance pour réussir dans notre combat.

Alors, en 2021, ne relâchons pas nos efforts !

Jean-Luc ROMERO-MICHEL
Président fondateur d’ELCS

« Que cette incroyable pandémie nous rappelle l’urgence de se préparer à ces virus qui nous menacent et nous menaceront. Réhabilitons enfin la prévention… »

Devant se tenir initialement ce week-end, l’opération de collecte de fonds du Sidaction a solidairement été annulée en raison de la crise sanitaire qui touche le monde depuis maintenant un peu plus de quatre mois. Il s’agit là d’un geste fort et difficile quand on connaît les besoins de la lutte contre le sida qui concentre toujours 2500 morts par jour dans le monde! Ce geste des dirigeants du Sidaction que je veux ici chaleureusement remercier, démontre avant tout que l’heure n’est pas à la compétition entre les causes et les souffrances, mais à la solidarité et à l’entraide… à l’union somme toute! Cette “union sacrée” dont nous avons fait en France une tradition républicaine en temps de crise. La priorité étant avant tout de porter l’attention médiatique sur la crise provoquée par le nouveau coronavirus et permettre, de cette façon, une diffusion, la plus large possible, des messages de prévention. Prenons toutefois quelques minutes pour rassurer les personnes vivant avec le VIH, qui s’estiment parfois plus vulnérables que le reste de la population.

Covid19 et VIH: démêler le vrai du faux

Sur les cas de co-infection Covid19-VIH, comme l’explique déjà si bien une lettre d’information conjointe de la Société française de lutte contre le sida (SFLS) et de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), les données scientifiques sont rassurantes. Les personnes séropositives sous traitement ne sont pas plus à risque que le reste de la population si elles ne présentent pas d’autres affections comme des maladies respiratoires chroniques ou encore les diabètes de type 1 insulinodépendant et de type 2.

Rapport d’activités 2019

Le rapport d’activités 2019 d’ELCS est enfin prêt, celui d’une année riche d’actions politiques et de combats militants, parmi lesquels: 
– La boucle du ruban rouge à l’initative du Crips-îdF
– L’élargissement de notre réseau de collectivités engagées contre le sida
– La mise en place d’une nouvelle édition internationale de notre exposition Portraits de Vi(h)es

« Près de 25 ans d’engagement aux côtés des élus, pourtant jamais le credo d’ELCS : « le sida se soigne aussi par la politique» n’aura raisonné aussi fort car 2019 aura résolument été une année de mobilisation.


La tenue à Lyon en octobre dernier de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a certes été un catalyseur. Mais c’était sans compter sur l’investissement sans
faille des élus, des associations et des pouvoirs publics. L’opération « la boucle du Ruban rouge» illustre parfaitement mon propos.

Nombreuses étaient les associations comme ELCS qui ont participé à ce tour de France en forme de ruban rouge et qui ont permis de toucher un maximum d’élus et de Français. Cet élan, je pouvais le ressentir non seulement en France mais aussi à l’extérieur de nos frontières. Partout, les manifestations de solidarité et les appels aux gouvernements à contribuer plus fortement au Fonds mondial n’ont pas manqué.

Maintenant, le temps est à l’action. Les enjeux sont encore colossaux. Si l’objectif de parvenir à la fin du VIH/sida d’ici 2030 reste réaliste, il n’en est pas moins vrai qu’il y a encore tant à faire pour atteindre cet objectif. À Saint-Pétersbourg par exemple, à seulement trois heures de vol de Paris, des personnes séropositives meurent encore, faute de traitements…

Alors ne baissons pas la garde ! Restons vigilants ! Aujourd’hui, c’est une crise d’une nouvelle ampleur qui vient
frapper les systèmes de santé du monde entier. Le nouveau coronavirus, découvert en Chine en décembre 2019, nous rappelle les erreurs commises dans la gestion du VIH les premières années. À nous d’en tirer les leçons. Placer les communautés au centre du combat, prévenir les discriminations et privilégier la coopération internationale sont des premiers éléments de méthode à ne pas négliger.

Aussi, gardons à l’esprit qu’agir contre le Covid-19, c’est donner une chance à la belle perspective d’une fin du VIH à l’horizon 2030. En tant qu’association d’élus locaux engagés contre le VIH, nous avons acquis une expérience utile que nous ne manquerons pas de mettre à profit des maires pour la gestion de cette nouvelle pandémie.

C’est ensemble que nous pourrons y parvenir. Alors, à nous d’agir ! « 

Jean-Luc ROMERO-MICHEL